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05.05.2008
A Vanves : le Mouvement Européen organise une réunion publique le mardi 13 mai 2008 à 20 heures
C'est le blog du Mouvement Européen de Fontenay aux Roses qui nous informe de l'organisation de cette réunion publique. A voir en cliquant sur le lien suivant http://mouvementeuropeen-fontenay92.blogspot.com/2008/05/...
De 20 heures à 22 heures à l'Ecole du Centre, réunion publique le mardi 13 mai 2008 sur le thème "Nos hommes politiques sont-ils devenus des people comme les autres ?"
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Mai 68 au Lycée Michelet à Vanves (Suite)
Avec la mobilisation des lycéens, des enseignants et leurs syndicats contre le projet Darcos à un moment où l'on célèbre Mai 68, on ne peut pas ne pas se souvenir de faits qui ont concernés le lycée Michelet voilà 40 ans et que le Blog vous raconte à travers quelques articles, au fil de ce mois de Mai 2008. Nous terminons, pour l'instant, par ces prolongations de Mai 1968 et la reprise main réussie du proviseur Jehl.
MICHELET JOUE LES PROLONGATIONS AVANT LA REPRISE EN MAIN
Les troubles ont continué durant l'année 1969 mais bien après la Rentrée de Septembre, à la fin de l'année : Des tracts sont déposés dans la salle des professeurs afin de rappeler « le sens et l'importance mondiale de la journée du 15 Novembre 1969 pour la lutte pour la paix au Vietnam » constate le proviseur dans un rapport à ses autorités. Des incidents se déroulent entre le 15 et 19 Décembre 1969 à cause du foyer socio-éducatif. Le proviseur Chevalier est traité de « brigadier intérimaire » et bousculé. Des affiches « injurieuses » appellent à lui donner un blâme solennel pour avoir interdit une réunion. Du coup la Commission Permanente se réunie, réaffirme sa confiance vis-à-vis du proviseur, mais la motion du blâme est soutenu par 12 professeurs adhérents du SNES, - « ceux qui prenaient systématiquement partis pour les élèves » selon le proviseur - et prend des mesures d'apaisement en annulant un Conseil de discipline. Mais voilà, les élèves ne voulaient rien entendre et ont organisé une AG dans la salle des fêtes puis une manif avec 150 lycéens qui scandaient « Chevalier démission »
jusqu'à la Cour d'Honneur. Enfin, des éléves du 2éme cycle ont protesté contre les mesures disciplinaires que devait prendre le Conseil de
discipline à l'encontre de 7 élèves ayant participé à une journée organisée par le CAL du 15 Décembre. Du coup, M .Chevalier a décidé de fermer le lycée 24H avant le début des vacances de Noël
Le printemps 1970 est marqué par de nouveaux incidents graves : Des éléves sont attaqués le 5 Mai par des éléments extérieurs porteurs de barres de fers. Une nouvelle exposition de journaux et de brochures politiques organisée le 26 Mai, provoque une bousculade et fait monter la tension. Le lendemain, un commando mené par « Ordre Nouveau » attaque les éléves à la sortie du lycée en fin d'après midi, avec jets de pavés contre un car de police. Enfin, Michelet connaît sa « semaine rouge » en Juin, à la suite d'un meeting sur l'armée interdit par le ministre de l'intérieur Marcellin alors que le proviseur l'avait autorisé. Dans la nuit du 12 au 13 Juin 1970, des élèves sont surpris en train de mettre des inscriptions à la peinture sur les murs extérieurs du lycée contre le surveillant général. Le proviseur note à cette époque que « le lycée jouit d'une sombre notoriété qui lui vaut les honneurs de la presse et de la radio dés qu'il se s'y produit un incident ». Ce qui n'est pas sans laisser réagir les parents de ces lycéens, mais aussi les riverains, commerçants, habitants qui se plaignent de vols, d'insultes, de bagarres incessantes.
L'arrivée d'un nouveau proviseur, Jean Jacques Jehl, à la Rentrée de Septembre 1970 ne change rien, celui-ci devant faire face à une situation de tensions permanentes : « Dans de telles conditions, il allait s'attacher principalement, après les péripéties qui marquèrent ses premières années à Michelet, à ré-instaurer dans l'établissement l'esprit et l'ambiance propre à l'étude. Jusqu'en 1973, en effet, la situation fut mouvementée, 100 à 400 élèves plus ou moins intermittents faisaient de l'agitation interne et permanente. La grève était la grande affaire, les assemblées générales se succédaient, les cours étaient fréquemment interrompus, les couloirs de l'administration furent maintes fois envahis, le siège des bureaux du proviseur furent menés sans succès.. Mais la salle des fêtes fut saccagé, le piano, symbole de culture petit-bourgeoise fut démoli. les insultes envers le proviseur, le censeur et nombre de professeurs fleurissaient, se hurlaient, s'étalaient sur les murs en affiches et en grafittis » raconte Xavier Renard son livre « Le Château et Lycée de Vanves 1698 - 1798 - 1998 » (Edt Sides). « C'est l'époque où on assiste au développement, dans une frange importante du monde lycéen, du sentiment d'un monde politique qui en veut à la jeunesse » note Didier Leschi dans une lettre d'information consacrée aux années 68, en constatant que « l'agitation menée par des militants d'extrême gauche est multi-thématique (Franco en Espagne, procès de la cause du Peuple, assassinat de Pierre Overney.) et se développera jusqu'en 1976/79 autour des initiatives gouvernementales ( Loi Debré, réforme Haby et Beullac )
Ainsi, le lycée sera de nouveau fermé, pour une dernière fois, le 20 et puis entre les 22 et 29 Mars 1971 après une grève durant laquelle des élèves avaient manifesté à l'intérieur, commis des dégradations, et essayer d' organiser une fête avec un orchestre et des éléments extérieurs. L'origine est l'organisation d'une fête par le foyer que les élèves voulaient ouvrir au public. Mais voilà, à l'époque, Georges Pompidou, président de la République avait demandé que « les lycées ne soient pas le lieu de discussions politiques » et aux proviseurs de faire preuve de fermeté ». Du coup les mesures répressives de la part de l'administration se multiplient tout en apparaissant inadaptées (exclusions). Mais les choses commencent à évoluer dans le bon sens : la mixité est instaurée en 1971 dans les classes du lycée, et en 1972 dans les classes du collége. Le centre sportif avec sa piscine et ses gymnases sont inauguré durant le printemps 1972 . Mais comme
le remarque Didier Leschi, « cette génération qui a émergée à la politique dans ces années là, joue un rôle non négligeable dans un certain nombre de structures syndicales et militantes de toutes tendances confondues ».
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