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31.12.2007

La Saint Sylvestre à Vanves : la tradition des petits pains

Vanves a été pendant plus de 300 ans, une ville de blanchisseurs, constituant l'une des plus importante des ressources locales, la dernière blanchisserie ayant disparue avec l'arrivée du XXIéme siécle. Ils avaient une habitude bien ancrée chaque début d'année d'année à la Saint Sylvestre : « La fête des petits pains » qui avait cours durant la nuit du réveillon, du 31 Décembre au 1er Janvier. « En raison des fêtes du jour de l'an, quantité de blanchisseurs travaillaient cette nuit là jusqu'à l'heure tant attendue de l'arrivée du marchand. Le patron faisait alors un important achat de p'etits pains qu'il arrosait d'un vin délicieux et tous ensemble au milieu de ces agapes toutes empreintes de joie, patrons et ouvriers, tout en s'embrassant de bon cour, se souhaitaient « la bonne année », et chacun s'en retournait à son logis charmé de ces bons moments passés, pour ainsi dire, en famille » raconte Joseph Minard dans « Le clocher de Vanves » paru en 1909. Une coutume qui s'est perdu en 1911 dont il reste la chanson des p'tis pains :

« En v'là des p'tits, en v'là des gros

En v'là des bons p'tis pains tout chauds

Ils sont au beurre et aux oufs mes p'tits pains

Ils sont au beurre et aux oufs

Qu'est-ce qui en veut ?

Ils brûlent dans ma poche ! »

30.12.2007

Les événements de 2007 à Vanves : les tops et les flops (Suite et fin)

Nous revenons sur notre année 2007 durant cette courte semaine. Après le résumé des principaux événements, le vanvéen, de l'année, les flops et les réussites de 2007 pour lesquels quelques événements ont oubliés et rattrapés grâce à la promenade des co-animateurs du Blog hier matin dans notre ville.

LES TOPS

LE TERRAIN DE SPORTS LOUIS VICAT :

Il est constitué de deux terrains, l'un de glisse urbaine pour les passionnés de roller et skate-board, l'autre pour la pratique du foot, du hand, du basket. Ils sont bien sûr déjà utilisés par les jeunes, puisque certains riverains se plaignent du bruit, comme ce fut le cas à la dernière réunion de quartier du Plateau animée par le maire

LE VILLAGE DES TERROIRS :

Cette initiative de la ville de Vanves avec son service économique - à laquelle personne ne croyait voilà 3 ans, même pas le GEV qui s'est raccroché bien sûr au succés, se révéle être une réussite, malgré un temps pluvieux voilà un an, et glacial à la mi-décembre 2007. De surcroit, il montre bien très bien comment utiliser la place de la République pour créer des animations dans le Centre Ancien.

LES FLOPS

BANCS :

Ce sont les absents de la place de la République et de nombreux endroits de la ville alors qu'ils rendent beaucoup de services à nos ainés qui peuvent ainsi se reposer sur les chemins les menant à leurs commerces habituels, ou pour tout simplement se promener dans nos rues.

BTH :

Alors que les vanvéens garés sur des places de stationnement payants n 'ont droit à aucun retard dans certains quartiers grâce à une police municipale très veillante (et non bienveillante), voilà une entreprise qui garent ses camionnettes en double et triple file sans vergogne rue de la République en bloquant souvent la circulation à un endroit où cette rue est en tournant, donc très dangereux, samedi compris. Même les conducteurs de bus sont gênés. Qu'est-ce qu'attend la police (municipale ou nationale) et même la ville ? Un accident mortel ? pour réagir ?

Dans le creux de l'oreille

GRAND PARIS :

Les infatigables militants du PT (Parti des Travailleurs) étaient les seuls à distribuer un tract hier matin sur le marché. sur un sujet intéressant : « le Grand Paris ». Le PT s'inquiéte de la disparition des communes et des départements de la Petite Couronne au profit du Grand Paris et appelle à dire Non au Grand Paris lors des élections municipales.

Enfin, deux candidats étaient au marché,, l'un pour faire ses courses, comme chaque Samedi, Philippe Nicolas (Modem), et l'autre pour prendre le pouls de la population, Guy Janvier (PS).

Isabelle DEBRE : femme de l'année 2007 à Vanves

C'est quoi pour nous l'homme ou la femme de l'année pour notre ville. Ce sont des personnalités qui pour nous ont marqué cette année en mettant en avant Vanves ou en représentant notre ville.

 Pour l'homme de l'année, la mort de Sébastien Giner nous a marquée. Nous avions l'occasion de le voir de temps à autres au Relais de Vanvres et cette mort nous a profondément touché. Elle était injuste, c'est pourquoi elle est encore présente en nous. Un artiste de talent qui nous manque.

Pour la femme de l'année, Isabelle DEBRE s'est imposée d'elle-ême après Léonore Perrus, la championne d'Escrime, que nous avions désignée l'an dernier comme femme de l'année. Isabelle DEBRE est vraiment l'ambassadeur de Vanves grâce à son travail et à son mandat de Sénateur des Hauts-de-Seine.

Ce qui a frappé la plupart des vanvéens, c'est l'émergence d'Isabelle DEBRE dans la presse et dans les médias au sujet de son amendement voté permettant l'ouverture le dimanche des magasins d'ameublement. Au delà de cette idée, qui peut être critiquée par certains et qui pour nous ne va pas assez loin, elle a réussi à défendre son pragmatisme tout en portant l'image de notre ville.

Chaleur humaine et disponibilité, elle est bien la valeur importante de la majorité municipale.

 Connaissez-vous beaucoup de Vanvéens qui ont eu l'honneur, dans une période courte, des quotidiens Le Monde, Le Figaro, La Tribune...France Inter, BFM...LCI, ITélévision...BFM TV...60 Millions de consommateurs...Il n'y en a pas, à part Isabelle Debre.

Elle est donc la femme de l'année de Vanves.

29.12.2007

Vanves à l'honneur grâce au poker

Vanves fait la "une" aujourd'hui dans l'édition Hauts-de-Seine du Parisien. A l'honneur le Poker. La mode s'est portée sur ce jeu de cartes. 2 clubs dans notre département, Vanves et Antony. Début 2007, création du Vanves Poker Club avec une dizaine d'adhérents. Fin de l'année, plus de 40 personnes inscrites. En cliquant sur le lien suivant http://vanvespokerclub.free.fr/, vous pourrez voir la photo de certains membres du club. Vanves à la une, FIER D'ETRE VANVEEN !

Une vraie très bonne idée !

L'explication des noms des diifférentes rues de Vanves est disponible sur le site Internet de la Mairie. C'est une très bonne idée. Pour y accéder, cliquez sur le lien suivant http://www.ville-vanves.fr/article.php3?id_article=645

Les événements 2007 à Vanves (suite)

Nous revenons sur notre année 2007 durant cette courte semaine. Après le résumé des principaux événements, le vanvéen, de l'année, les flops et les réussites de 2007.



LES TOPS



VANVEENS :

Vanves a dépassé le cap des 27 000 habitants, soit +6,2% par rapport à 1989, au début de l'année 2007.



NAVETTE :

Un nouveau circuit de la navette, très attendu,  mis en place, à la Rentrée,  le matin et le soir avec des rotations entre le Clos Montholon et la station de métro Malakoff-Plateau de Vanves (ligne 13).



BETON ANTIPOLLUANT :

L'expérimentation d'un béton anti-polluant rue Jean Bleuzen,  a fait l'objet de nombreux reportages durant l'été dernier. Sa particularité est d'être un béton de ciment qui incorpore un catalyseur, le dioxyde de titane qui a pour propriété la dégradation sous le rayonnement ultraviolet des polluants de l'air, principalement les oxydes d'azote, de réduire la pollution atmosphérique : « Les polluants gazeux sont piégés à la surface des bétons fabriqués avec du ciment de type TX Aria de la société Ciments Calcia (Italcementi Group). Sur ces bétons, les réactions d' oxydoréduction initiées par la photocatalyse transforment les oxydes d'azote en sel de sultrate de calcium et les composés organiques volatiles en eau et en dioxyde de carbone ». Ainsi cette méthode devrait permettre de réduire substantiellement les pics de pollution en ville. Ce béton antipolluant est testé sur 300 m (entre la rue Barbés et le carrefour de l'Insurrection), qui
sont généralement fortement ensoleillé, orientée Nord-Sud avec un fort encaissement pour éviter les effets de dispersion, avec un taux élevé de pollution, et assez fréquenté.


MARC SANGNIER :

Tout le monde connaît ce cheminement piétonnier qui relie la rue Marc Sangnier à la place de la République en longeant d'un côté le nouveau Hameau St Remy, de l'autre le jardin du nouveau presbytère pour arriver par derrière l'église.  Il s'appelait le passage des Ecoles, alors que les enfants le surnommaient le passage des sorcières. Il s'appelle
désormais le passage Marc Sangnier et son réaménagement est une réussite même si le chantier avait pris du retard  « car personne n'a eu l'idée qu'il pouvait y avoir un cimetière derrière l'église. On l'a découvert en démolissant le mur du presbytère, avec des morts datant de plusieurs siècles. Nous avons perdu 6 mois ».  Pourtant c'était prévisible : Il fallait lire le célébre livre d'Hyppolite Chailley « Vanves des origines au début du XXéme siécle  »  dont la Bibliothéque et les archives municipales ont des exemplaires et d'autres documents sur le passé de Vanves qui attestent l'existence d'un cimetière autour de l'église, à l'époque où Vanves était un petit bourg, avant que la Municipalité décide au XIXéme
siècle de l'installer sur le Plateau


FLAQUE D'EAU :

Il n'y aura plus de flaque d'eau à l'entrée du tennis, car les services techniques de la direction des Sports de Vanves ont installé un nouveau regard à son emplacement durant cette période de vacances hivernales. Une bonne initiative à signaler.



LES FLOPS



PAVES SAINT REMY GLISSANTS :

Le pavé de la place de la République dont le réaménagement est une réussite, est un désastre. Non seulement, sa
détérioration sur la chaussée a nécessité des travaux durant l'été, mais les vanvéens se plaignent qu'il soit glissant à certains endroits, provoquant des chutes. La preuve ! Une bonne partie a été interdite durant le froid glacial de ces derniers jours.



CENTRE ANCIEN :

Une agence bancaire a remplacé l'unique commerce d' électronique grand public de Vanves (Van Oost) qui ne participera pas bien sûr à l'animation commerciale de cette place de la République réaménagée.
Une nouvelle preuve du manque de volonté de la municipalité d'agir pour ramener dans notre ville des commerces qui ont disparus (poissonnerie, boucherie, fromager, épicerie fine  etc.) en utilisant les moyens de préemption que lui donne la loi en matière de baux commerciaux



RESTAURANT DU MARCHE :

Le restaurant du marché a changé de gestionnaire à la suite de l'échec de  l'Acienda KFé (qui n'a pas laissé un bon souvenir de sa gastronomie). Il s'agit de Sushi Bâ, spécialiste de la restauration japonaise qui devrait mettre en place un service de restauration sur place ou à en emporter ou à livrer. Un véritable échec par rapport aux ambitions
de la rénovation du  marché



INSECURITE SUR LE PLATEAU :

Point n'est besoin de revenir sur les témoignages rapportées dans de nombreux commentaires concernant la situation
sur le Plateau. L'insécurité est évidente lorsqu'un grand pére vous raconte ce qu'il a constaté avec son petit fils de 7 ans. « Lorsqu'il vient chez nous, à la campagne (dans l'Essonne), le soir, il ne veut pas rentrer chez lui, mais rester avec nous. Il est terrorisé à l'idée de rentrer sur le Plateau où il vit dans un immeuble entre la rue piétonne Auguste Comte et la petite place devant l'école Max Fourestier. Chaque nuit il est réveillé par des pétards, des cris, par ses jeux qui jouent au foot à 1H du matin ou se battent. A tel point que mon petit fils ne supporte plus les pétards, les
orages. fait des cauchemars, sursaute à chaque qu'il entend tout ce qui peut à un bruit de pétard ou d'explosion, et dort mal.  C'est grave d'en arriver là à cet âge ». Un témoignage brut qui montre bien quels peuvent les
conséquences de laissez-faire. Les vanvéens en viennent à regretter la police municipale du temps de Didier Morin, maire de Vanves entre 1990 et 1995 qui circulait jour et nuit, car il avait recruté les 24 hommes et femmes nécessaires. Et Vanves en était plus calme. Guy Janvier en a supprimé les trois quart et Bernard Gauducheau n'a jamais voulu s'en donner les moyens en en  recrutant plus. Dommage, car lorsqu'on voit ce qu'est devenu Levallois, on devrait bien s'en inspirer avant que cela ne tourne très mal.



PARKING PAPILLON:

C'est l'Arlésienne du Plateau : La Ville n'a toujours pas obtenu le feu vert pour créer 70 à 100 places de parkings publics
(inutilisées) à cause de dissensions entre les locataires et leur bailleur sur le bon niveau à leur attribuer et le manque de quorum à l'assemblée générale qui doit prendre la décision.

Pierre Meige : "Il ne se passe plus rien au Quartier Latin"

Très belle chanson de notre ami Pierre MEIGE. C'est à écouter sans modération en cliquant sur le lien suivant http://fr.youtube.com/watch?v=wjHJK6b6La4

28.12.2007

Avis aux lecteurs

L'adresse IP de Richelieu a été bannie hier soir de ce blog, cela veut dire que cette personne devra charger d'ordinateur pour revenir sur ce blog.

Nous trouvons dommage d'en venir à cette décision, mais la tenue de ce blog nécessite du respect entre les lecteurs et de la communication sur les idées.

Nous avons plusieurs centaines de lecteurs chaque jour et les 3, 4 mêmes perturbateurs qui viennent là uniquement pour exprimer des idées avec lesquelles les auteurs ne sont surtout pas d'accord. Nous entendons dorénavant ne pas hésiter à censurer des commentaires plus souvent pour éviter que ce blog soit le défouloir de lecteurs extrémistes.

Je sais que 99% des lecteurs comprendront cette décision.

 Cédric DAVY

Co animateur du blog

Les événements de 2007 à Vanves

Nous revenons sur notre année 2007 durant cette courte semaine avec le résumé des principaux événements, le vanvéen et la vanvéenne de l’année, les flops et les réussites de 2007. Voici notre homme de l’année

LE VANVEEN DE L’ANNEE : SEBASTIEN, LE DISCRIMINE !

« Un petit gars de Vanves nous a quitté » titrait le Blog de Vanves  voilà près un an, car Sébastien Giner venait de mourir à… 18 ans. Il était passionné par les mots, les paroles et surtout la chanson qui l’a libéré. Il avait écrit des textes pour le recueil de poésies francophones rassemblés par Pierre Meige dans un livre. Mais voilà, il n’a pas été gâté par la vie. Il souffrait beaucoup de problèmes pulmonaires vu sa corpulence et c’est ce qui l’a emporté, mais aussi  d’une certaine forme de rejet car il n’était pas dans la normalité. En le choisissant comme notre homme de l’année, nous avons voulu rendre hommage à un jeune homme qui a été victime finalement de discriminations, ce mot à la mode qui revient dans la bouche des bonnes consciences médiatique de notre époque mais qui ne se traduit par aucune réalité sur le terrain lorsqu’elles font face à la réalité. Car qu’est-ce qu’elles lui répondent lorsque un « Sébastien » vient demander un (petit) travail, un logement et je ne sais trop quoi. Savoir qu’une salle réservé aux jeunes sur le Plateau porte son nom,  doit lui faire une belle jambe, comme on dit populairement, en testant poli ! 

Car son histoire vaut d’être conté, pas l’officielle, grâce à un de ceux qui l’a le mieux connu, et qui a été presque comme un père pour lui. Pierre Meige, l’avait rencontré, voilà 7/8 ans, justement à cette époque où il avait pris l’habitude d’animer un Noël pour des handicapés par la vie ou le physique, rassemblés par la responsable d’une association de mal voyants. « Son père était là avec lui alors qu’il avait 12 ans et j’était venu avec quelques membres de la chorale Murillo. Ils ont tous les deux poussé la chansonnette. J ’ai alors découvert un jeune qui avait beaucoup de poésie en lui, qui aimait écrire, chanter, qui nous a aidé à animer les cabarets poétiques…. au fil des ans ». Mais voilà, Sébastien  est né avec un poumon blanc, obligé de séjourner de très nombreuses fois dans des centres de rééducation pulmonaire pendant 4 ans, où il était obligé de rester allongé des journées entières. Puis de suivre des cours dans des écoles spéciales comme à Garches. C’est là, qu’il a appris à entendre et écouter les mots, et surtout les chansons de Brel, de Brassens, et a été pris de cette passion d’écrire et de chanter que beaucoup de vanvéens ont découvert par la suite. En même temps, il cherchait à sortir de ce monde,  tout d’abord en  préparant son bac pro dans un LEP proche de Vanves  alors qu’on lui en trouvé un à Asnières, avec 1H30 de transports. Ce n’est pas mal pour un asthmatique ! Surtout avec les grèves !  Ensuite, en cherchant des stages en entreprise puis à se faire recruter dans une administration ou une entreprise ou un organisme quelconque dans le quota des handicapés… mais sans grand succès, malgré de multiples courriers, rendez-vous avec des personnages ô combien influents paraît il (?) mais sans influence sur le résultat concret. Mais voilà, Sébastien, c’était un gentil, un non violent, alors il n’a pas su s’imposer, surtout avec son physique, donc beaucoup de jeunes (et moins jeunes)  se moquaient autour de lui, notamment lorsqu’il a un peu travaillé au service jeunesse. Alors personne ne l’a vraiment aidé. Et c’est cela qui l’a miné tout au long de ces années.  Sans compter qu’il avait un père handicapé – qui a disparu cet été – et une mère, courageuse, mais très malade…qui a travaillée à la Mairie.

Et pourtant, il trouvait des moyens de tenir dans sa passion de la chanson et de la poésie allant chercher l’inspiration en allant flâner sur les grands boulevards de Paris, s’attarder dans les terrasses des cafés parisiens. Il renaissait chaque fois qu’il écrivait et qu’il chantait comme ce fut le cas pour la galette des rois  au Rosier Rouge l’année dernière moins de quinze jours avant sa disparition. Un endroit où il aimait se retrouver et où il était apprécié  Il n’avait pas son pareil pour chanter les succès de Bourvil « La trac…tique du gendarme » ou de Charles Trenet « Y ‘a de la joie ». Il faisait partie de la bande à Pierre Meige, ses vanvéens de 7 à 97 ans qui aiment chanter, dire des poésies et qui ont surtout appris à se découvrir entre générations.  Il faisait partie de ses petits gars de Vanves que Jean Aveneau appréciait et qu’il avait appris à découvrir à travers la chanson,…et surtout les mots. Chaque Mercredi, avant de les retrouver pour des répétitions, Sébastien passait place du Val chez Luc au Relais de Vanvres, où quelquefois, il poussait la chansonnette sous l’air ébahi des clients. Il venait d’enregistrer un CD. Et tout le monde l’adorait, des manies et papys du Club Murillo aux jeunes du Plateau…Mais voilà, dans les derniers mois de 2006,  il n’allait pas bien, même s’il ne montrait jamais son mal. Et un soir, parce qu’il ne disposait pas d’une bouteille d’oxygène mais que de quelques comprimés, il s’est étouffé et en est mort. « Il n’avait pas de mal en lui. Il a trouvé dans la chanson un moyen de fierté »  pleuraient ses amis. Et en le choisissant comme notre homme de l’année, nous avons voulu lui rendre hommage parce qu’il s’est battu contre une certaine forme de discrimination qui n’est pas à la mode, mais qui fait énormément de victimes   

Alors pour lui donner un coup de chapeau, le Blog vous fait cadeau de textes qu’il écrit de sa main (et son cœur) :

Le blues du matin

Tous les matins je prends l'interminable métro

Qui me fait voyager destination lycée incognito

Je croise des regards de plus en plus tristes

Qui n'ont plus dans leurs yeux de rêves idéalistes

C'est la valse du blues sans tempo

Le tango le disco le mauvais slow

Le blues du matin chagrin

Qui résonne comme un tambourin

Dans ma vie de galérien du matin

Il suffit qu'une fille dans le couloir passe

Pour me sortir en un instant de mon impasse

Un souffre un clin d'oeil amoureux

J'oublie le reste j'ai le coeur lumineux

Et la valse du blues qui me tient

Comme un refrain orphelin

M'entraîne vers d'autres parfums

Le blues du matin s'efface soudain

Il faut passer par ce blues du matin

Pour attaquer les journées d'examens

Le pèlerin va lutter dans les bouquins

Du savoir à l'avenir incertain

Les mauvais coups du destin

S'envolent dans le métropolitain

Je suis prêt à affronter la réalité du quotidien

Le blues du matin s'éteint au loin

Je me sens aérien dans ma peau de lycéen

Le blues du matin

C'est mon ange gardien

Ma Prière

Ma prière en prose

C'est pas grand-chose

Juste d'écrire la réalité que je dépose

Sur ma vie en rime et en prose

Ma prière se décompose

Comme une métamorphose

Sur mes vers qui se posent

Dans un champs d'hypnose

Ma prière explose

Les soirs d'apothéose

Là ou ma plume m'impose

D'être vrai avec les nobles causes

Ma prière c'est une dose

D'ecchymose qui compose

Ma vie de rien en une apothéose

De fleurs de papiers à jamais éclose

Ma prière se décompose

Dans le quotidien morose

Les mots les chants les refrains je suppose

Me donnent la pause sur les êtres et les choses

Ma prière c'est pas grand-chose

C'est juste une rose que ma vie arrose

Quand les idées dans ma tête éclosent

Loin des overdoses des soi-disant virtuoses

Sur cette terre

Sur cette terre

Qui est notre mère

On devrait être fiers

D'être tous des fières

Qu'importe la couleur de notre peau

Qu'on soit noir jaune petit riche ou gros

On nàt tous de la même matière

Et l'on redevient un jour cendre et poussière

Sur cette terre

Notre passage éphémère

On aime regarder les rivages des bords de mer

Certains fières humains aiment trop les guerres

Les sales affaires et les flammes de l'enfer

Pour vivre en harmonie avec les rivières

Sur cette terre

Les hommes ont inventé la société

Les plus malins ont eu l'idée de la détourner

En créant du malheur fkagilisé par la cupidité

D'autres survivent dans la précarité

Ce n'est pas un monde de qualité

Mais l'inégalité tue notre humanité

Sur cette terre

Les portes du mystère

Nous ouvrent les lisières de l'imaginaire

Tout s'éteint ici bas tout se perd

Dans l'air des déserts nucléaires

Si nous faisons toujours de cette terre

Un cimetière sanguinaire

Demain cette merveilleuse pépinière

Qui embellit notre chaumière de l'univers

ne sera plus jamais notre terre nourricière

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