21.01.2010

Philippe Kaltenbach, Maire de Clamart et Conseiller Régional sortant, est tête de liste du Parti Socialiste dans les Hauts-de-Seine pour le scrutin de mars

Quelles sont les 3 raisons principales de voter pour la liste PS que vous conduirez les 14 et 21 mars prochains pour l'élection au Conseil Régional d'Ile de France ?

 

Tout d’abord pour notre bilan :

La Région Ile de France, sous l’impulsion de la majorité conduite par Jean-Paul Huchon, est aujourd’hui devenue l’une des plus attractives d’Europe. Nous avons multiplié les investissements, en termes de transports, de logements, d’éducation et de formation, tout en conservant des finances saines.

La dette du Conseil régional est contenue et se situe dans la moyenne des Régions françaises. En 2010, pour la cinquième année consécutive, les taux de la fiscalité régionale demeureront inchangés. Le soi-disant « matrquage fiscal » que dénonce l’UMP représente une hausse de la part régionale des impôts locaux d’une vingtaine d’euros par ménage depuis 2004.

 

Ensuite pour notre projet :

Solidarité, Environnement, Développement économique, nous voulons un développement équilibré de notre Région. Les projets que nous portons pour l’Ile de France se démarquent de ceux de l’UMP qui se cantonnent à des projets pharaoniques comme l’extension du quartier de La Défense, déjà au bord de l’asphyxie, et un super métro qui ne répond absolument pas aux besoins des franciliens en terme de transports collectifs (les trajets «  travail-travail » ne représentent que 5% des déplacements en Ile de France).

 

Enfin, pour faire barrage à une UMP francilienne totalement téléguidée depuis la Présidence de la République : Les élus UMP d’Ile de France sont devenus de simples exécutants des décisions élyséennes. Les projets du « Grand Paris » de M. Sarkozy sont totalement déconnectés des attentes des franciliens. Nos projets, à la différence de ceux de l’UMP, ont été élaborés au contact des habitants de notre Région.

 

Vous êtes Conseiller Régional d'IDF depuis 2004, quelles sont les 3 réalisations "phare" de cette mandature ?

 

Le vote en juin 2009, du plan de mobilisation pour les Transports : Ce plan historique prévoit la modernisation des RER, le prolongement du RER E, celui de la ligne 14 du Métro pour soulager la ligne 13, le renouvellement des Transiliens, la création de nombreuses lignes de tramway… mais surtout le projet « Arc Express ». Il s’agit d’un métro circulaire autour de Paris en proche banlieue qui répondra aux besoins des franciliens en termes de trajets « domicile-travail », qui représentent l’immense majorité des déplacements dans notre Région.

 

Le soutien à la réalisation de logements à loyers modérés : Alors que les loyers ont plus que doublé les dix dernières années dans le secteur privé en Ile de France, le Conseil Régional soutient activement la réalisation de logements abordables (10 000 nouveaux logements chaque année).

 

Le soutien à la Formation et à l’Emploi : Grâce à la mobilisation du Conseil Régional, nous avons atteint l’an passé l’objectif de 100 000 apprentis en Ile de France que nous nous étions fixés. Face à la crise et à la hausse brutale des chiffres du chômage, cet effort est indispensable pour qu’un grand nombre de nos jeunes n’arrivent plus sans qualification sur le marché du travail.

 

Votre majorité régionale compte des élus verts, comment expliquer que vous ne fassiez pas liste commune au 1er tour ?

 

Je le regrette. Nous avons travaillé ensemble pendant 6 ans et défendons un bilan commun. Les Verts veulent affirmer leur présence. C’est leur choix.

 

N'êtes-vous pas surpris du choix de Pierre Larrouturou, ancien PS et hérault de la semaine des 4 jours, comme tête de liste d'Europe Ecologie - Région IDF pour les Hauts-de-Seine ?

 

Je l’ai connu au Parti Socialiste où il défendait ardemment la semaine de 32 heures. Tout le monde a le droit d’évoluer. Nous serons, dans tous les cas, rassemblés au second tour pour battre l’UMP, dans les Hauts-de-Seine comme en Ile de France.

 

Pour un département comme les Hauts-de-Seine, que cela soit pour Clamart la ville dont vous êtes Maire ou Vanves, quel est le rôle de la région ? Et quel est son apport pour la vie de tous les jours des altoséquannais ?

 

A Clamart comme à Vanves, le Conseil Régional est intervenu bien au-delà de ses compétences (Transports, Développement économique, Lycées, Aménagement du territoire) pour soutenir les projets locaux ainsi que les associations.

 

A Clamart, il a contribué à la création de nos deux médiathèques, à la réalisation du gymnase Hunebelle et de nos maisons de quartier, à la rénovation de notre théâtre et à la création de notre cinéma…

 

A Vanves, il a soutenu financièrement la construction du commissariat, l’extension et l’aménagement du square des combattants, la réalisation d’une salle de spectacles, la rénovation du lycée Michelet, la réfection du lycée Dardenne, la création d’une crèche multi-accueil de 100 places rue Jean Bleuzen…

 

Quelle est votre opinion sur la réforme administrative voulue par le Président de la République et la création du Conseiller Territorial qui est l'une de ses illustrations ?

 

Ce soutien aux projets locaux est aujourd’hui menacé par la réforme territoriale du Président de la République. En effet, la suppression de la clause de compétence générale des Régions et des Départements les conduira à un repli sur leurs missions premières et ne leur permettra plus d’intervenir au-delà, comme ce fut le cas pour la réalisation de nombreux projets. L’intégralité de la charge sera donc reportée sur les communes, qui ne pourront évidemment pas l’assumer.

 

Pour défendre son projet, M. Sarkozy insiste sur la nécessité d’économies… A ceci près que pour cette année 2009, il présente un déficit budgétaire de 140 milliards d’euros. Le déficit de l’Etat devrait atteindre 8.2 % du PIB cette année.

 

Ce gouffre contraste avec le budget de fonctionnement des collectivités locales qui, lui, est en équilibre et a même dégagé en 2008, 27,2 milliards d’excédents. En outre, les investissements réalisés par les collectivités locales représentent près des ¾ des investissements publics réalisés en France.

 

Pour ce qui est de la création de conseillers territoriaux en lieu place des conseillers généraux et régionaux, le même argument financier est avancé. Pourtant, les indemnités des élus départementaux et régionaux ne représentent au total moins que 0,12 % des budgets concernés. On est donc en plein populisme : Le chef de l’Etat n’hésite pas à opposer les élus aux électeurs.

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