07.09.2008
BOULES LYONNAISES : 17ème Challenge de la Ville de Vanves
Vanves accueille le 17éme Challenge de Vanves de boules lyonnaises dimanche 7 Septembre 2008. Il s’agit d’un 64 doublette qui devrait voir s’affronter 128 équipes venues de toute l’île de France mais aussi de province, avec quelques nationaux. Ce challenge est complété par deux autres concours qui permettent de rattraper les équipes éliminées dés le premier ou le second tour : Les coupes Maccario et Vittori en hommage à deux grands responsables du club. Les Vanvéens se sont illustrés au cours de ces 16 challenges : Michel Bacon l’a remporté en 1998 et Patrick Lathuillère en 2001. Gilles Pasquet a remporté la Coupe Maccario en 1998 et Michael Haest en 2000. Patrick Chislard a remporté la coupe Vittori en 1994.
C’est l’occasion aujourd’hui, entre 8H et 20H sur le PMS André Roche de découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas encore, la boule lyonnaise qui est affaire de traces : Le jeu de boules se pratique de par le monde de bien des façons. Bien sûr, les dimensions et l’aspect du terrain, la taille, le poids et la matière des boules ainsi que les règles de jeu différent sensiblement. En France, l’on pratique, entre autre, la pétanque, le jeu provençal, la boule bretonne, la boule de fort (qui a la particularité d’être ovale) et bien entendu la boule lyonnaise.
Le geste du bouliste est vieux comme le monde. Tout comme l’existence des boules qui remonte très loin dans le temps et s’est pratiquée d’une manière anarchique et sans règlement jusqu’en 1894. La création du premier règlement est datée du premier grand tournoi organisé sur le cours du Midi à Lyon (actuel cours de Verdun) par le « Lyon républicain ». Mais c’est le 5 Juin 1921 que la Fédération Lyonnaise prit l’initiative d’un rassemblement entre fédérations voisines afin de créer une autorité centrale qui a aboutit à la création de la FFSB (Fédération Française du Sport Boule) dont le siège est bien sûr à Lyon. Avec l’apparition du tir de précision et du tir progressif dans les années 80, la boule lyonnaise est devenu un sport complet et a largement méritée son nom de sports boules.
La lyonnaise n’est pas une discipline de retraités. Elle exige du jarret et du souffle, du biceps, beaucoup d’adresse et un énorme mental. Des terrains parfaitement délimités par un cadre en bois qui doivent présenter comme qualité, une surface parfaitement plane et une grande force d’inertie (pas de rebond). Un règlement d’enfer pour des parties de 13 points jouées en tête à tête, doublette, quadrette qui peuvent durer jusqu’à 2H/3H (et même jusqu’à 7H). Chaque geste a son importance. Tout est affaire de traces : rectiligne ou incurvée que laisse sur le terrain, la sphère lancée par les pointeurs, celles que les joueurs s’empressent de dessiner autour des boules pour signaler leur emplacement précis, celle plus profonde imprimée par la boule du tireur lorsqu’il rate sa cible… Quand les joueurs se déplacent sur le terrain, ils traînent toujours les pieds, non par agacement, mais pour mettre en place chaque grain du précieux sable. L’objectif est bien sûr de placer la boule le plus prés du but. Lorsque l’un d’entre eux va tirer, il doit annoncer la boule ou le but qu’il va viser. Il faudra alors que sa boule tombe dans un périmètre de 50 cm avant de la toucher et de l’éjecter, à moins qu’il réussisse un « carreau ». Si ce n’est pas le cas, et même s’il a touché la boule ou le but, ceux-ci sont remis en place. « Ainsi la boule sportive est aux jeux de boules ce que le biathlon est au ski de fonds de loisirs. Ce sport développe résistance, précision, lucidité et esprit de décision » expliquait un bouliste renommé. Elle est aussi un merveilleux divertissement qui relie les hommes aux hommes.
Sous l’impulsion de son président, Alain Jaunas, la Section Boules Lyonnaises s’est ouverte ces dernières années vers l’extérieur en se déplaçant plus souvent en province dans les concours prestigieux de Dives, Lyon, Saint Savin… et surtout en organisant depuis 5 ans un grand concours national, avec des champions venus de toute la France : Elle en attend 128 à la mi Avril 2009 pour la 3éme édition du grand prix de l’Arc de Seine.
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