28.12.2007

Les événements de 2007 à Vanves

Nous revenons sur notre année 2007 durant cette courte semaine avec le résumé des principaux événements, le vanvéen et la vanvéenne de l’année, les flops et les réussites de 2007. Voici notre homme de l’année

LE VANVEEN DE L’ANNEE : SEBASTIEN, LE DISCRIMINE !

« Un petit gars de Vanves nous a quitté » titrait le Blog de Vanves  voilà près un an, car Sébastien Giner venait de mourir à… 18 ans. Il était passionné par les mots, les paroles et surtout la chanson qui l’a libéré. Il avait écrit des textes pour le recueil de poésies francophones rassemblés par Pierre Meige dans un livre. Mais voilà, il n’a pas été gâté par la vie. Il souffrait beaucoup de problèmes pulmonaires vu sa corpulence et c’est ce qui l’a emporté, mais aussi  d’une certaine forme de rejet car il n’était pas dans la normalité. En le choisissant comme notre homme de l’année, nous avons voulu rendre hommage à un jeune homme qui a été victime finalement de discriminations, ce mot à la mode qui revient dans la bouche des bonnes consciences médiatique de notre époque mais qui ne se traduit par aucune réalité sur le terrain lorsqu’elles font face à la réalité. Car qu’est-ce qu’elles lui répondent lorsque un « Sébastien » vient demander un (petit) travail, un logement et je ne sais trop quoi. Savoir qu’une salle réservé aux jeunes sur le Plateau porte son nom,  doit lui faire une belle jambe, comme on dit populairement, en testant poli ! 

Car son histoire vaut d’être conté, pas l’officielle, grâce à un de ceux qui l’a le mieux connu, et qui a été presque comme un père pour lui. Pierre Meige, l’avait rencontré, voilà 7/8 ans, justement à cette époque où il avait pris l’habitude d’animer un Noël pour des handicapés par la vie ou le physique, rassemblés par la responsable d’une association de mal voyants. « Son père était là avec lui alors qu’il avait 12 ans et j’était venu avec quelques membres de la chorale Murillo. Ils ont tous les deux poussé la chansonnette. J ’ai alors découvert un jeune qui avait beaucoup de poésie en lui, qui aimait écrire, chanter, qui nous a aidé à animer les cabarets poétiques…. au fil des ans ». Mais voilà, Sébastien  est né avec un poumon blanc, obligé de séjourner de très nombreuses fois dans des centres de rééducation pulmonaire pendant 4 ans, où il était obligé de rester allongé des journées entières. Puis de suivre des cours dans des écoles spéciales comme à Garches. C’est là, qu’il a appris à entendre et écouter les mots, et surtout les chansons de Brel, de Brassens, et a été pris de cette passion d’écrire et de chanter que beaucoup de vanvéens ont découvert par la suite. En même temps, il cherchait à sortir de ce monde,  tout d’abord en  préparant son bac pro dans un LEP proche de Vanves  alors qu’on lui en trouvé un à Asnières, avec 1H30 de transports. Ce n’est pas mal pour un asthmatique ! Surtout avec les grèves !  Ensuite, en cherchant des stages en entreprise puis à se faire recruter dans une administration ou une entreprise ou un organisme quelconque dans le quota des handicapés… mais sans grand succès, malgré de multiples courriers, rendez-vous avec des personnages ô combien influents paraît il (?) mais sans influence sur le résultat concret. Mais voilà, Sébastien, c’était un gentil, un non violent, alors il n’a pas su s’imposer, surtout avec son physique, donc beaucoup de jeunes (et moins jeunes)  se moquaient autour de lui, notamment lorsqu’il a un peu travaillé au service jeunesse. Alors personne ne l’a vraiment aidé. Et c’est cela qui l’a miné tout au long de ces années.  Sans compter qu’il avait un père handicapé – qui a disparu cet été – et une mère, courageuse, mais très malade…qui a travaillée à la Mairie.

Et pourtant, il trouvait des moyens de tenir dans sa passion de la chanson et de la poésie allant chercher l’inspiration en allant flâner sur les grands boulevards de Paris, s’attarder dans les terrasses des cafés parisiens. Il renaissait chaque fois qu’il écrivait et qu’il chantait comme ce fut le cas pour la galette des rois  au Rosier Rouge l’année dernière moins de quinze jours avant sa disparition. Un endroit où il aimait se retrouver et où il était apprécié  Il n’avait pas son pareil pour chanter les succès de Bourvil « La trac…tique du gendarme » ou de Charles Trenet « Y ‘a de la joie ». Il faisait partie de la bande à Pierre Meige, ses vanvéens de 7 à 97 ans qui aiment chanter, dire des poésies et qui ont surtout appris à se découvrir entre générations.  Il faisait partie de ses petits gars de Vanves que Jean Aveneau appréciait et qu’il avait appris à découvrir à travers la chanson,…et surtout les mots. Chaque Mercredi, avant de les retrouver pour des répétitions, Sébastien passait place du Val chez Luc au Relais de Vanvres, où quelquefois, il poussait la chansonnette sous l’air ébahi des clients. Il venait d’enregistrer un CD. Et tout le monde l’adorait, des manies et papys du Club Murillo aux jeunes du Plateau…Mais voilà, dans les derniers mois de 2006,  il n’allait pas bien, même s’il ne montrait jamais son mal. Et un soir, parce qu’il ne disposait pas d’une bouteille d’oxygène mais que de quelques comprimés, il s’est étouffé et en est mort. « Il n’avait pas de mal en lui. Il a trouvé dans la chanson un moyen de fierté »  pleuraient ses amis. Et en le choisissant comme notre homme de l’année, nous avons voulu lui rendre hommage parce qu’il s’est battu contre une certaine forme de discrimination qui n’est pas à la mode, mais qui fait énormément de victimes   

Alors pour lui donner un coup de chapeau, le Blog vous fait cadeau de textes qu’il écrit de sa main (et son cœur) :

Le blues du matin

Tous les matins je prends l'interminable métro

Qui me fait voyager destination lycée incognito

Je croise des regards de plus en plus tristes

Qui n'ont plus dans leurs yeux de rêves idéalistes

C'est la valse du blues sans tempo

Le tango le disco le mauvais slow

Le blues du matin chagrin

Qui résonne comme un tambourin

Dans ma vie de galérien du matin

Il suffit qu'une fille dans le couloir passe

Pour me sortir en un instant de mon impasse

Un souffre un clin d'oeil amoureux

J'oublie le reste j'ai le coeur lumineux

Et la valse du blues qui me tient

Comme un refrain orphelin

M'entraîne vers d'autres parfums

Le blues du matin s'efface soudain

Il faut passer par ce blues du matin

Pour attaquer les journées d'examens

Le pèlerin va lutter dans les bouquins

Du savoir à l'avenir incertain

Les mauvais coups du destin

S'envolent dans le métropolitain

Je suis prêt à affronter la réalité du quotidien

Le blues du matin s'éteint au loin

Je me sens aérien dans ma peau de lycéen

Le blues du matin

C'est mon ange gardien

Ma Prière

Ma prière en prose

C'est pas grand-chose

Juste d'écrire la réalité que je dépose

Sur ma vie en rime et en prose

Ma prière se décompose

Comme une métamorphose

Sur mes vers qui se posent

Dans un champs d'hypnose

Ma prière explose

Les soirs d'apothéose

Là ou ma plume m'impose

D'être vrai avec les nobles causes

Ma prière c'est une dose

D'ecchymose qui compose

Ma vie de rien en une apothéose

De fleurs de papiers à jamais éclose

Ma prière se décompose

Dans le quotidien morose

Les mots les chants les refrains je suppose

Me donnent la pause sur les êtres et les choses

Ma prière c'est pas grand-chose

C'est juste une rose que ma vie arrose

Quand les idées dans ma tête éclosent

Loin des overdoses des soi-disant virtuoses

Sur cette terre

Sur cette terre

Qui est notre mère

On devrait être fiers

D'être tous des fières

Qu'importe la couleur de notre peau

Qu'on soit noir jaune petit riche ou gros

On nàt tous de la même matière

Et l'on redevient un jour cendre et poussière

Sur cette terre

Notre passage éphémère

On aime regarder les rivages des bords de mer

Certains fières humains aiment trop les guerres

Les sales affaires et les flammes de l'enfer

Pour vivre en harmonie avec les rivières

Sur cette terre

Les hommes ont inventé la société

Les plus malins ont eu l'idée de la détourner

En créant du malheur fkagilisé par la cupidité

D'autres survivent dans la précarité

Ce n'est pas un monde de qualité

Mais l'inégalité tue notre humanité

Sur cette terre

Les portes du mystère

Nous ouvrent les lisières de l'imaginaire

Tout s'éteint ici bas tout se perd

Dans l'air des déserts nucléaires

Si nous faisons toujours de cette terre

Un cimetière sanguinaire

Demain cette merveilleuse pépinière

Qui embellit notre chaumière de l'univers

ne sera plus jamais notre terre nourricière

Commentaires

Messeigneurs ,



Comment avez-vous pu résumer cette année à de la politique et des inaugurations ?

Vanves ville morte ? Vanves ville molle ? et le sport ?…….

Et les grandes victoires sportives Vanvéennes ?? Souvenez-vous…..



Les B….. L….aises !!!

un sport formidable de développement culturel Vanvéen (…hein ! hein , vas y paye ta tournée pour voir …)



Devise du club « Que tu pointes ou que tu tires , tu payeras ton KIR ! »



Allez VNAVSE ! non …Allez VASENV ! non encore raté ! ….Allez VSEVAN , non allez allez ! remets les lettres dans l’ordre !!! …….Allez VANVES ! ouais !!……..barvo les B.L ! non Bvaro les B.L ….non BRAVO les BL !



Et Merci à Paulo pour la promotion de ce sport qui est la fierté (hips ! pardon j’ai fait un ropopo) de la ville de VANVES.



Un coucou à notre sponsor CHABLIS ….(houps ! désolé… , ressert moi tient puisque tu fais rien ! )



ALLEZ VANVES

KAMARAD

Ecrit par : KAMARAD | 28.12.2007

Un tel commmentaire sous un tel article est lamentable et montre la hauteur de vue de son auteur dont on aurait pu mieux attendre

Ecrit par : paul philippart | 28.12.2007

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