12.05.2007
Le Centre Ancien retrouve son coeur
III – DE LA ZAC SAINT REMY A LA PLACE DE LA REPUBLIQUE
A la suite de la grande querelle de la ZAC Saint Remy, tous les élus et décideurs vanvéens ont été refroidis. Tout d’abord par la crise de l’immobilier et ensuite par cette contestation. A tel point que les élus ont décidé de laisser faire le marché tout en veillant de prés sur ce qui se passe, comme cela a été très bien expliqué lorsque fut lancée en 2004, la concertation sur le réaménagement du quartier : « Nous sommes restés dans une approche douce. Tout notre propos a été d’enrichir car l’objectif est de redynamiser et requalifier ce quartier en sachant que toute opération doit se faire à l’initiative des propriétaires privés, et qu’il est important de développer le partenariat avec les commerçants et les artisans ». D’ailleurs dés 1994, le conseil municipal décidait d’augmenter la participation financière (10 à 15% du montant des travaux) qu’elle accorde aux commerçants et aux propriétaires du Centre Ancien. Guy Janvier, successeur de Didier Morin à la Mairie de Vanves décidait de réviser le P.O.S. et son application anticipée sur le Centre Ancien dés son élection. Mais son mandat n’a pas été vraiment révolutionnaire à ce niveau : Il y a eu la construction de l’immeuble à l’angle de la rue de la République et de la place du Val (De Lattre de Tassigny), retardée à cause de fouilles archéologiques, le projet des 3 places qui a fait l’objet d’un contrat régional mais dont une seule fut réalisée sous le mandat de Guy Janvier (la place Kennedy), les deux autres ayant été réalisé sous le mandat de Bernard Gauducheau (Val et Saint Remy). Une nouvelle association fit d’ailleurs son apparition à cette époque : Le Comité de Sauvegarde du site de Saint Remy. Il s’inquiétait de deux projets menés par des propriétaires privés : Justement l’immeuble à l’angle de la rue de la République et de la place de Lattre de Tassigny, et le premier projet du Hameau de Saint Remy entre les rues Louis Dardenne et Marc Sangnier derrière l’église Saint Remy : Deux immeubles construits sur le terrain de la famille Hausser dont l’une des filles a veillé de très prés à ce que justement cette opération respecte le site du Centre Ancien, après moult vicissitudes (rejet du 1er promoteur) et concertation, ainsi que des fouille archéologiques fort instructives sur le passé très ancien de notre centre ancien. Sa première pierre était déposée par Bernard Gauducheau le 29 Septembre 2005. Une opération qui se termine actuellement avec la réhabilitation de l’ancienne maison du Vicaire et l’élargissement du passage des écoles qui a permis de redécouvrir des vestiges de l’ancien cimetière qui entourait l’église Saint Remy. Enfin, les nouveaux immeubles à l’angle des rues Vieille Forge et de la République avec l’installation d’une boulangerie qui manquait au quartier, et bien sûr à l’angle des rues Gaudray et de l’église qui se termine : Cette construction de 2 bâtiments avait été lancée en 2005 à l’emplacement d’une ancienne blanchisserie.
Pour Saint Remy, l’équipe de Bernard Gauducheau s’était engagée à re-dynamiser ce secteur dans son programme et elle a tenu une réunion le 17 Mai 2004 pour connaître l’avis des habitants du quartier sur le devenir du Centre Ancien. Les premiers résultats d’une étude confiée à la société BAPH (Batir-Aménager-Promotion-Habitat) et le cabinet Arte Charpentier et Associées étaient présentés le 15 Juin 2004 lors d’une seconde réunion publique. Ils proposaient de prévoir un parking souterrain de 220 places, de mettre en sens interdit (dans le sens de la descente) la rue de la République, de préserver (à la demande de l’ABF) le bâtiment à l’angle des rues Gaudray et de l’Eglise, représentatif des guinguettes du début du siècle alors qu’il y avait un projet immobilier à l’emplacement de l’ancienne blanchisserie. CE qui a été fait. Cette réunion a été suivie d’ateliers promenades durant l’été 2004. Six mois plus tard en décembre 2004, ils étaient plus précis : Il prévoyait pour dégager le centre de la place de la République un dévoiement de la rue Kléber le long de l’immeuble de Julie Lescaut (ex-DEF) avec changement de sens, d’inverser le sens de la rue Louis Blanc qui servira d’appel depuis l’extérieur (cela devrait se faire dans un second temps). Ils ne cachaient pas que ces changements impliqueraient une réduction des places de stationnement qui seraient compensé par la création de parkings souterrains sous l’îlot Cabourg et sous la rue Louis Blanc. Il souhaitait matérialiser la trame verte entre les parcs du lycée Michelet et Frédéric Pic, avec notamment l’espace vert au centre de la place avec un péristyle afin de lui redonner une perspective et un traitement de la voirie pour montrer aux automobilistes qu’ils traversent une place
Le projet définitif était présenté devant de nombreux vanvéens le 12 Mai 2005 : L’objectif était le traitement architectural, la réorganisation de l’espace piéton et automobile, grâce à une réorganisation et un rééquilibrage de cet espace. Ainsi ils préconisaient la déspécialisation des espaces avec la suppression d’une voie de circulation pour les relier, de l’escalier caché en le mettant devant un espace vert, le prolongement du parvis devant l’église avec un pavage au ton chaud au cœur de la place où le stationnement sauvage sera empêché par des bornes et une bordure jouant sur la déclivité du terrain, la réorganisation des espaces verts en conservant les arbres existants entourés par de petits jardins, des arbres d’alignement pour baliser la place, et en recréant une transparence entre l’église et ses espaces ainsi que les façades périphériques. Enfin, le 10 Avril 2006, une réunion publique était réalisé sur le chantier qui a démarré le 24 avril et s’est réalisée en 3 tranches de l’été 2006 à l’hiver 2007, permettant au village de Noël se tenir comme prévu. Evidemment la polémique n’a pas cessé d’enfler ses derniers jours sur le stationnement et la place de la voiture : Guy Janvier ( PS) qui trouve ce projet réussi critique malgré tout le manque de places de stationnement alors que les Verts s’en réjouissent car ils souhaitent la limitation de la place de la voiture. N’avaient ils pas défendu au moment de la rénovation de la place du Val (De Lattre de Tassigny), une place piétonne ? Quant à Bernard Gauducheau (ex-UDF), il n’a pas voulu de parking souterrain sous la place sûrement pour plusieurs raisons : Le coût ! Et surtout l’impossibilité de l’inaugurer lors du dernier printemps avant les élections municipales car le réaménagement de cette place aurait pris plus de temps peut être à cause de fouilles archéologiques et de difficultés techniques car le sol vanvéen à cet endroit est imbibé d’eau. Une raison qui avait menée des blanchisseurs à s’installer là voilà deux siècles.
Enfin, durant l’Automne 2006, la ville lançait une OPAH (Opération programmée d’amélioration du patrimoine) pour aider les propriétaires à rénover leurs immeubles comme certains ont commencé à le faire (ravalement d’un immeuble rue Gaudray, réhabilitation de l’immeuble abritant Le Tout Va Mieux. Elle prolonge l’action lancée voilà 2 à 3 ans lancée par la ville avec la Chambre de Commerce et d’Industrie et le FISAC visant à aider les commerçants à embellir leurs façades et vitrines dont ont profité la charcuterie Millot/Malaverni, le Relais de Vanvres…
FIN
Certains de nos lecteurs ont demandé les références qui nous ont servi à raconter l’histoire de ce centre ancien et de cette place de la République : Tout d’abord les ouvrages d’histoire sur Vanves dont bien sûr deux livres aujourd’hui introuvables (sauf à la Bibliothèque ou aux Archives) : Vanves des origines au début du XXéme siècle d’Hyppolite Chailley édité en 1956, Vanves du Moyen âge à nos jours édité par la Ville et l’association Avenir de Vanves dans les années 80. Ensuite les archives personnelles de l’auteur de ces articles.
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